Prenez une fondation qui imprime 5 000 affiches sur l’alimentation durable, les envoie « à l’attention du chef d’établissement » dans tous les collèges de trois académies, puis attend. Trois mois plus tard, le dossier pédagogique associé plafonne à quelques dizaines de téléchargements. Personne n’a refusé le message. Il n’a trouvé personne pour le porter.
Communiquer dans les établissements scolaires obéit à une logique que les plans médias classiques ignorent : l’école ne se traverse pas, elle s’ouvre de l’intérieur. Et ceux qui tiennent la poignée sont rarement ceux à qui l’on écrit.
Qui ouvre vraiment la porte d’un établissement scolaire
La France compte 47 000 écoles, 7 000 collèges et 3 700 lycées, selon la DEPP (L’Éducation nationale en chiffres, édition 2026). 851 500 enseignants y exercent, dans le public et le privé sous contrat, face à près de 12,5 millions d’élèves et d’apprentis.
Derrière ces chiffres, deux organisations très différentes. À l’école primaire, le directeur n’est pas le supérieur hiérarchique de ses collègues : les projets se discutent en conseil des maîtres. Au collège et au lycée, le chef d’établissement dirige un établissement public local d’enseignement doté d’un conseil d’administration, mais il ne choisit pas ce qui se fait dans chaque classe.
La décision qui compte se prend devant le tableau. La liberté pédagogique de l’enseignant figure dans le Code de l’éducation (article L. 912-1-1). C’est lui qui juge qu’une ressource mérite vingt minutes de sa séance de SVT ou d’enseignement moral et civique. Autour de lui gravitent des relais précieux : le professeur documentaliste au CDI, le CPE, les référents culture ou développement durable, les éco-délégués.
Conséquence pratique : un message adressé « à l’établissement » finit au secrétariat. Un message conçu pour un enseignant de cycle 3 ou de seconde a une chance d’entrer en classe.
Le double filtre : utilité pédagogique et neutralité commerciale
Une fois la bonne personne trouvée, votre message passe un second contrôle, plus discret. L’école publique applique un principe de neutralité commerciale : pas de démarchage, pas de publicité adressée aux élèves dans l’enceinte scolaire. Une entreprise ou une ONG peut proposer des ressources, à condition qu’elles servent les programmes et que sa présence reste transparente. Voir notre billet sur la réglementation de la publicité dans le cadre scolaire.
Dans les faits, l’enseignant applique un test plus simple que n’importe quelle circulaire : est-ce que je peux m’en servir lundi ? Une ressource qui passe ce test indique le cycle ou le niveau visé, renvoie aux compétences du programme, tient dans une séance et reste lisible imprimée en noir et blanc. Elle signe clairement la marque, sans la mettre en scène devant les élèves.
Le moindre glissement se remarque. Un logo sur chaque page de la fiche élève, un jeu-concours qui réclame l’adresse des parents, un bon de réduction glissé dans le kit : l’enseignant referme le dossier, et il s’en souviendra la prochaine fois que votre nom passera sous ses yeux. Les règles d’usage sont détaillées dans notre guide pour bien communiquer auprès des enseignants.
Communiquer dans les établissements scolaires par les médias que les enseignants lisent déjà
La confiance ne s’achète pas en une vague d’emailing. Elle s’emprunte à des supports que les enseignants ont choisis : la presse enseignante, souvent éditée par les syndicats et les associations professionnelles, les sites pédagogiques où ils préparent leurs cours, les lettres d’information spécialisées.
Ces médias ont une particularité que les annonceurs mesurent mal. La presse enseignante arrive au domicile de l’abonné, qui la lit hors du temps de classe, souvent au moment où il prépare. Votre annonce ou votre publi-rédactionnel le rejoint dans un cadre professionnel qu’il a lui-même sélectionné. C’est lui, ensuite, qui fait entrer votre ressource dans l’établissement. Vous ne forcez pas la porte : on vous la tient.
Com d’Habitude Publicité représente 45 titres de presse et 25 sites pédagogiques, de quoi cibler par degré, par discipline ou par fonction. Le détail figure sur la page de nos supports médias et presse enseignante. Pour un kit ou un programme éducatif, une campagne pédagogique associe ces supports à la mise à disposition des ressources.
Tester avant d’imprimer
Avant de lancer 5 000 exemplaires, faites relire votre ressource par trois ou quatre enseignants du niveau visé, et demandez-leur de l’utiliser avec une vraie classe. Leurs remarques sur la durée, le vocabulaire ou les consignes valent davantage qu’un prétest consommateurs.
Ces enseignants associés deviennent souvent vos premiers prescripteurs. Ils en parlent en salle des profs, dans leurs réseaux, lors des animations pédagogiques. Nous développons cette approche dans notre article sur la co-construction en communication éducative.
Notre expérience au service de votre communication éducative
N’hésitez pas à nous demander notre avis et nos conseils, communiquer dans l’éducation, c’est notre métier depuis plus de 20 ans.
Si vous ne gardez qu’un réflexe, écrivez pour un enseignant précis, pour une séance précise, au moment où il prépare son année. Le choix des supports et du calendrier découle de cette question-là.
Pour construire votre dispositif : contact@comdhabitude.fr • 05 55 24 14 03


